Freelance ou salarié : cinq questions à se poser avant de signer
La frontière entre salariat et activité indépendante se joue rarement sur une seule clause. Elle se construit à partir de pratiques concrètes qui, une fois cumulées, dessinent une relation de subordination.
Première question : qui fixe le calendrier de travail ? Si le client impose des réunions quotidiennes, des horaires de présence et un reporting systématique, la marge d'autonomie du prestataire se réduit considérablement.
Deuxième question : le prestataire peut-il refuser une mission ou un client ? Un indépendant assume le risque commercial de refuser un contrat défavorable. Un salarié déguisé, lui, ne dispose pas de cette liberté sans craindre une rupture.
Troisième question : comment la rémunération est-elle calculée ? Un salaire mensuel fixe, indexé sur le temps de présence, diffère fondamentalement d'une facturation au projet avec variation selon la complexité.
Quatrième question : qui fournit les outils de travail ? Un prestataire qui investit dans son matériel, assume ses frais professionnels et choisit ses méthodes renforce son profil indépendant.
Cinquième question : existe-t-il un lien d'organisation avec d'autres personnes du client ? Intégration à une équipe permanente, participation aux réunions internes et usage d'un badge d'accès sont des signaux que les prud'hommes examinent avec attention.